Déni de démocratie !

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°173  novembre 2018)

Question orale au maire : pourquoi l’Association des Usagers des Transports est depuis des années interdite de forum des associations ? Réponse : « Si mes services lui en refusent l’accès, c’est qu’il y a des raisons ». Point barre.

L’AUT de Clamart, affiliée à la Fédération nationale des AUT, est seule sur ce sujet dans une ville traversée par bus, trams, trains et navettes. Mais pour le maire, elle est politique, puisque sa présidente était l’une des colistières de CC.

Que penser, alors des associations dirigées par des élu·e·s de la majorité ? La présidente de l’AUT a refusé d’être élue quand elle l’aurait pu, justement pour se consacrer à cette association.

Nous estimons que la présence de l’AUT au forum est légitime car elle est au service des Clamartois.es, en-dehors de tout jeu politicien. Mais voilà une attitude inconcevable pour le maire…

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Stationnement à Clamart : une fuite en avant

Les dernières décisions en matière de gestion du stationnement dans le quartier Gare sont la conséquence de précédentes décisions municipales inopportunes. Pour prendre ces décisions, une consultation aux résultats douteux et invérifiables a été organisée par la Municipalité témoignant d’une conception dénaturée de la démocratie locale

Le stationnement payant et contrôlé dans le quartier Gare, conséquence de décisions municipales inopportunes

Récemment, la municipalité a proposé une consultation concernant le stationnement dans le quartier Gare. Il était proposé aux habitants du quartier de se prononcer par « oui » ou par « non » sur un projet de stationnement payant et contrôlé en renvoyant un bulletin à la mairie.

Dans une longue lettre d’accompagnement, le maire explique qu’il faudrait faire face au stationnement d’habitants extérieurs à la commune… On se demande bien comment ce diagnostic a-t-il pu être établi, la plupart des automobiles locales ayant une plaque avec le numéro de département des Hauts-de-Seine ? Or, le cœur de la démonstration, qui vise à justifier la mise en place du dispositif proposé, repose sur cet argumentaire fondé sur des accusations pour le moins difficiles à prouver. Cet argument, qui oppose les Clamartois aux habitants des communes avoisinantes, outre son caractère difficilement vérifiable et absurde dans des espaces aussi denses que ceux de la banlieue proche de Paris où l’on vit, consomme et habite au sein de différents espaces communaux, démontre, in fine, les conséquences de la politique de stationnement menée à Clamart depuis l’élection de M. Berger. La situation décrite n’est que le contrecoup de la création de places de stationnement ces trois dernières années (30 % en plus selon la municipalité) qui a généré un « appel d’air » encourageant à se garer sur les places nouvellement créées. Par conséquent, la « solution » proposée n’est que la conséquence du problème que cette municipalité a elle-même produit en multipliant les places de parking sur l’ensemble des espaces disponibles, c’est-à-dire en rognant sur les trottoirs et la chaussée (cf. les places de parking créées rue Victor-Hugo au niveau du marché de la Fourche implantées à cheval sur le trottoir et la chaussée…).

Ainsi, comme l’apprennent de nombreuses études sur le sujet (voir encadré), la multiplication des places de parking est immédiatement rendue caduque par la multiplication de l’usage des places de parking… La rationalité supposée qui consiste à considérer qu’en développant l’offre on résoudrait le problème ne se trouve jamais confirmée dans la réalité des pratiques. Sans prise en compte de cette réalité, M. Berger n’a plus qu’à faire un constat dépité : le stationnement payant est, selon ses propos lors du dernier conseil municipal, une « maladie contagieuse »…

« L’automobile prend plus de place qu’il ne serait raisonnable de lui accorder si on la laisse faire. Cette ‘mangeuse d’espace’[1] n’a de limites que celles qui lui sont imposées de l’extérieur. A défaut, sa propre logique de fonctionnement s’auto-génère[2]. Plus on lui donne d’espace, plus elle en consomme et plus elle exprime de besoins d’espaces supplémentaires. Et inversement, elle supporte très mal toute entrave même lorsqu’elle est placée sous le signe du bon sens et de la raison. En se posant comme facilitatrice, l’action publique a entretenu cette logique. Le raisonnement public n’a pas perçu suffisamment tôt le phénomène d’auto-génération des besoins. En organisant la voirie pour répondre aux besoins des riverains, les collectivités locales ont pensé résoudre la demande exprimée à une période donnée sans s’apercevoir qu’elles entraient dans un engrenage qui, une fois enclenché, se révèlerait délicat à freiner. L’erreur de l’intervention publique a été de penser qu’une action locale menée dans une rue n’aurait pas d’incidences sur le reste des autres rues et permettrait de répondre définitivement à une demande… »
(Mathon S., 2009, Le stationnement résidentiel sur l’espace public : état des lieux, problèmes et perspectives : une application à l’agglomération lilloise. Thèse de géographie. Université Paris-Est, p. 64)

Une erreur de diagnostic de la Municipalité sur les relations stationnement / commercialité

La lettre d’accompagnement de la consultation signée par M. Berger met également en avant les effets négatifs du « déport » du stationnement sur les commerces du quartier. Ici, à nouveau, toutes les enquêtes françaises et étrangères[3],[4],[5] sur le sujet montrent que la commercialité de centre-ville se dégrade quand la présence de l’automobile est trop forte. Le chaland des villes préfère en effet profiter du calme des espaces publics pour faire ses courses. On se trompe – et on trompe – en considérant que l’accès automobile est une bonne chose pour les petits commerces car on compare leur situation à celle des grandes surfaces commerciales qui proposent des conditions de parking facilitées. Mais, dans le cas de petits commerces de proximité, comparaison n’est pas raison. Il faudrait, au-delà d’une réponse politique de court terme pouvoir faire entendre cela. Ce serait sûrement le travail d’élus locaux responsables soucieux d’améliorer vraiment le cadre de vie de tous.

Une réponse complexe, coûteuse pour tous et finalement inefficace

Il s’agit donc aujourd’hui de palier un problème généré par des décisions initiales qui ont produit les effets décrits dans la lettre d’accompagnement du maire ; et donc, d’une fuite en avant vers la mise en place d’un système complexe, coûteux pour les utilisateurs– sur le seul quartier Gare seront instaurées 2 zones de stationnement en plus des arrêts minutes sur lesquelles s’appliqueront 3 dispositifs différents : macaron résidentiel, stationnement payant et « forfait post-stationnement » de 35 euros ! – et pour la Ville en termes d’équipement, de maintenance et, peut-être, à terme, pour le contribuable. Ce qui est proposé repose sur une rationalité qui semble cohérente en théorie mais qui ne prend pas en compte les pratiques réelles des automobilistes…

Aussi, pour « garantir » le succès de ce qui est proposé, le contrôle s’impose. Comme on ne saurait mettre à la charge de la police municipale sur le terrain ces opérations de contrôle supplémentaires, alors même qu’elle est confrontée au problème de non-respect des règles actuelles de stationnement dans le quartier Gare (cf. le stationnement anarchique et en double file sur l’avenue Jean-Jaurès et en particulier sur la partie proche de la gare, le peu de cas fait des voitures accidentées et des stationnements gênants voire dangereux), la municipalité propose de mettre en place une vidéo-verbalisation. À nouveau, ceci constitue un coût supplémentaire d’équipement et de gestion pour un bénéfice qui sera maigre tant du point de vue de l’objectif de régulation du stationnement que des ressources générées rapportées à celles engagées pour faire fonctionner le dispositif voulu par le maire.

Une « consultation » dilatoire parodie de démocratie locale

Suite à la consultation, la municipalité se targue dans le journal municipal du mois de septembre d’un résultat de « 73,62% » (sur un total de « 1 399 réponses ») en faveur du projet municipal. Or, outre que les termes du débat tels que présentés par la municipalité reposent sur des idées fausses, les modalités permettant de sécuriser les résultats obtenus (possibilité de votes multiples par exemple) et le traitement des résultats de la consultation ne sont pas connus. Ce type de « consultation » apparaît donc comme une manœuvre dilatoire mobilisant les apparences de la démocratie participative pour légitimer les choix municipaux. Comme nous le savons, il ne s’agit pas d’un cas isolé mais d’une méthode déjà appliquée dans d’autres domaines (ex. la consultation sur les rythmes scolaires qui, non sécurisée, rendait possible les votes multiples). Elle témoigne d’un mode de gouvernance politique qui voudrait se donner les apparences de la démocratie locale mais qui, aujourd’hui à Clamart, ne contribue qu’à la compromettre dans le domaine du stationnement et comme dans tant d’autres !

Finalement, le stationnement mériterait une réflexion globale à une échelle plus large afin d’éviter une gestion purement électoraliste et opportuniste fondée sur une expertise douteuse.
____________________________

[1] Servant L., 1996, « L’automobile dans la ville : l’envers d’un indéniable succès », in L’automobile dans la ville, Les cahiers de l’IAURIF. n°114, pp. 7-21.

[2] Shoup D., 2006, « Cruising for parking ». Transport Policy, 13, pp. 479-486

[3] Héran F., 2003, Commerces de centre-ville et de proximité et modes non motorisés, ADEME, Sécurité routière, Ministère de l’écologie et du développement durable, Paris, 83 p.

[4] O’Connor D., Nix J., Bradshaw S., Shiel E., 2011, Report on shopper travel behaviour in Dublin City Centre, University College Cork, Cork, 9 p.

[5] Cabinet BFluid pour la Métropole de Rouen Normandie, 2016, Marchabilité et vitalité commerciale. Les défis pour la Métropole Rouen-Normandie. Synthèse des principaux résultats de l’enquête menée sur le cœur de métropole entre janvier et avril 2016, 72 p.

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À Clamart : la démocratie locale malmenée

Comme c’est son habitude, le maire a convoqué le conseil municipal, du jeudi 11 octobre 2018, à 9h45. Notons au passage qu’un démarrage de séance à dix heures moins le quart, alors que les participants habitent sur place et que « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », est assez paradoxal.

A 12h20 (donc au bout de 2 heures 1/2), alors que l’ordre du jour touchait à sa fin, le maire a annoncé une suspension de séance, avec reprise à 13h30.

Certain·e·s parmi nous, n’ayant pas prévu que le conseil municipal pourrait se poursuivre l’après-midi, ont dû prévenir leur employeur qu’ils seraient absents pour la journée (sans solde, bien sûr).

Finalement, le conseil municipal a repris à 13h30 précises, alors que beaucoup de conseillers (et notamment dans l’opposition) n’avaient pas encore pu revenir. Le maire ayant fait passer, en quelques secondes, plusieurs délibérations, votées à l’unanimité, le conseil municipal s’est terminé vers 13h45 alors que nous aurions donc pu finir à 12h35, prendre tout notre temps pour déjeuner et retourner au travail.

Il y a eu plus grave.

Nous avions posé lors de ce conseil une « question orale » sur l’Association d’Usagers des Transports en commune (AUT) de Clamart (voir PJ), pour demander des explications sur le fait que cette association soit complètement occultée par la municipalité et en particulier qu’elle ne puisse participer au forum des associations.

Sa réponse a été stupéfiante : « Je fais confiance en mes services. S’ils refusent cette demande à cette association, il doit y avoir des raisons. » Rien d’autre.

Nous avions bien entendu envoyé cette question 48 heures à l’avance, pour être conforme avec le règlement intérieur.

Que dit ce RI ? Exactement ceci : « Conformément à l’article L. 2121-19 du CGCT, les conseillers municipaux ont le droit d’exposer en séance du conseil des questions orales ayant trait aux affaires de la commune. Le texte de la question est adressé au maire par courrier électronique 48 heures au moins avant la séance du conseil municipal afin de permettre au Maire ainsi qu’aux services municipaux de donner à la question une réponse aussi précise et argumentée que possible. » (Article 5)

Chacun appréciera la précision et le degré d’argumentation de la réponse du maire.

Par ailleurs, il voit deux faits qui prouvent que cette association est politique :

  1. Elle est présidée par une colistière de Clamart Citoyenne.
  2. Ce sont des conseillers municipaux qui se font l’écho de ses préoccupations.

Sur le premier point nous répondons ceci : le maire ne conçoit pas que l’on puisse faire de la politique et, en même temps, avoir des actions citoyennes déconnectées du jeu politicien. Que penser, alors, des élu·e·s de la majorité qui dirigent ou ont dirigé des associations (par exemple Marcelle Moussa et l’Union Nationale des Locataires Indépendants, François Le Got et l’Université Populaire Clamartoise, Édouard Brunel et l’Association de Parents d’Élèves Républicains…) ? La présidente de l’AUTC, non seulement n’est pas élue actuellement, mais a même refusé de l’être quand elle l’aurait pu, notamment, justement, pour se consacrer à cette association.

Sur le deuxième point, cela veut dire que le maire ne conçoit pas que des conseillers municipaux portent des sujets sans autre but que de rentrer dans le jeu politicien. Il a décidément une notion du rôle politique bien éloignée de la nôtre.

Tout cela nous confirme dans notre méfiance vis-à-vis de la municipalité pour tous les sujets qui concernent les associations et surtout nous renseigne sur la vision démocratique du premier magistrat de la ville.

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Urbanisme : Alerte à la densification

Une DENSIFICATION inavouée

Notre belle ville de Clamart aurait selon le maire « tous les avantages de la campagne sans les inconvénients », ce serait même « un petit village » dans les Hauts-de-Seine. S’il évoque en des termes généraux la sauvegarde du « charme et de la qualité de vie de Clamart », il omet de nous renseigner sur sa boulimie immobilière.

La densification qui s’annonce ne va pas dans le sens de la sauvegarde du cadre de vie. À Clamart, on construit à tout va : 6 000 logements sont planifiés (dont 4 500 déjà lancés). Depuis son arrivée, en 2014, il ne se passe pas un seul Conseil municipal sans que ne soient mis aux votes d’importants projets immobiliers. Avec 2,5 habitants par logement, cela fera environ 15 000 Clamartois·es supplémentaires. Le « village » verra sa population augmenter de 28 % !

Une DENSIFICATION souhaitée

Le maire espère que l’arrivée du super métro « Paris Express », qui reliera La Défense à Clamart, permettra à « des centaines de milliers de voyageurs d’avoir envie de s’arrêter et de potentiellement s’installer à Clamart ». Des centaines de milliers !? La stratégie se confirme, claire, précise : il n’envisage pas les transports en communs comme une alternative écologique et un aménagement raisonné du territoire mais comme une opportunité de densifier la ville. Au final une vision très archaïque de l’organisation urbaine en Ile-de-France.

Une DENSIFICATION pour deux raisons

Financer sa boulimie immobilière

Le maire annonce que ses projets immobiliers ne sont « pas des dépenses mais des recettes ». Il espère qu’elles lui permettront de financer sa folie des grandeurs : rénovation en 18 mois du marché du Trosy, transformation du centre Desprez, enfouissement de la ligne haute tension, construction du complexe Hunebelle (pour un coût de 50 M€ ! Voir notre article sur Clamart-citoyenne.fr), sans parler des autres projets dont nous n’avons qu’une connaissance vague, culture du secret oblige… Il veut nous faire croire qu’il a décidé de « ne pas augmenter les impôts » mais « le nombre de contribuables ». Compte tenu de ces dépenses extravagantes le maire a urgemment besoin de rentrées financières : malgré ses affirmations taxes et augmentations des tarifs municipaux se multiplient.

Assurer son avenir politique

Que ne ferait-il pas pour laisser une trace de son passage et affermir son statut ? Dans son cursus de professionnel de la politique, Clamart est à la fois un fief et un tremplin…

Les prochaines élections municipales sont dans moins de 2 ans. Il faut faire vite… Il l’avoue : « un mandat de 6 ans file très vite lorsque l’on veut pouvoir sortir un maximum de réalisations ». Mais depuis quand le rythme des projets et l’évaluation des risques devraient-ils être contraints par le calendrier électoral d’un élu qui nous obligerait à aller trop vite au détriment de l’intérêt général ?

Un projet emblématique et risqué : La ZAC Panorama

Le projet de la ZAC Panorama illustre cette stratégie de course en avant. Il s’agit d’un projet de logements de 5 000 habitants, implanté sur un terrain ayant été pollué par les activités d’EDF, à proximité immédiate d’installations nucléaires en cours de démantèlement faisant l’objet d’un Plan Particulier d’Intervention (pour la protection des populations et leur mise à l’abri) ainsi que d’un futur centre de recherches sur les maladies infectieuses. Clamart Citoyenne a à de nombreuses reprises demandé que l’on prenne en compte les recommandations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de l’Autorité Environnementale et que les nouveaux habitants soient informés : le maire n’a jamais répondu autrement que par le mépris. Un Collectif a été créé pour informer la population; il s’est mobilisé avec succès lors de la pose de la première pierre du projet le 30 juin dernier.

Concertation et Débat Public : DEMOCRATIE PARTICIPATIVE bâclée !

Pour le maire de Clamart, « la concertation n’est ni la codécision ni la cogestion » mais une « concertation sur les modalités et façons de réaliser le projet ». Pour lui, la démocratie se résume à « la clarté du programme qu’il avait annoncé, dans un double page sur l’ensemble des projets, avant d’être élu… Tout cela a été validé démocratiquement par le peuple ».

Pour M. Berger son élection signifie que les Clamartois.es ont approuvé sans réserve l’intégralité de son programme. Il confond la concertation prévue par la loi avec une présentation, très sommaire, de ses projets.

Les Clamartois.es étaient prévenu·e·s !  En ce qui concerne l’urbanisme le petit fascicule de quelques pages diffusé lors de sa campagne municipale aurait dû permettre d’appréhender, de comprendre et d’analyser les impacts de l’intégralité des projets avant les élections, c’est-à-dire avant même que ne soient connus les détails des opérations prévues et des dépenses induites. Ce document vous avait-il informé du coût du stade Hunebelle, des risques environnementaux et sanitaires autour de la ZAC Panorama ou encore de l’accroissement programmé de 28 % de la population à Clamart ?

A la question d’un journaliste « Comment garder un œil sur les promoteurs ? », le maire répond qu’il « préfère maîtriser les opérations ». Soit, cependant il oublie qu’il est responsable du PLU et a ainsi la maitrise de l’urbanisme à Clamart. Tout est donc déjà dans ses mains sans qu’il ait besoin de jouer lui-même au promoteur. Il ferait bien mieux de répondre aux préoccupations quotidiennes des Clamartois.es.

Avec une telle vision de la démocratie il n’est finalement pas très étonnant que M. Berger s’oppose obstinément à l’entrée des élu·e·s d’opposition au CA de Clamart-Habitat et de la SPLA Panorama…

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ZAC Panorama : Clamart Citoyenne alerte le Préfet d’Ile-de-France

 

Clamart, le 1 septembre 2018

 

Monsieur le Préfet de la Région Ile-de-France,

En notre qualité de conseillers municipaux, élus de la liste minoritaire « Clamart Citoyenne » nous tenons à vous faire part de notre vive inquiétude à propos de l’opération immobilière en cours à Clamart sur la ZAC dite « du Panorama ».

L’opération immobilière conduite sur cette ZAC se situe en effet sur une zone concernée par un PPI (Plan Particulier d’Intervention), sur des terrains anciennement pollués par des activités de l’EDF, à proximité d’installations nucléaires du CEA en cours de démantèlement et de laboratoires de recherches du CEA sur les maladies infectieuses.

Nous sommes intervenus plusieurs fois en conseil municipal (en particulier le 31 mai 2018, avec une question orale) pour exprimer nos préoccupations et nos interrogations quant à la teneur et au calendrier de ce programme immobilier. Les réponses du maire de Clamart, M. Berger, ne nous ont malheureusement pas rassuré du tout.

Nous avions, en effet, alerté et demandé l’avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, qui a confirmé et rappelé ses recommandations[1] : maintenir le PPI (Plan Particulier d’Intervention) autour du CEA de Fontenay-aux-Roses, donc dans le secteur du Panorama (notamment à cause des risques d’incendie avec rejets radioactifs) et prévoir les dispositions permettant la mise en œuvre de ces mesures, en particulier la mise à l’abri des populations à proximité immédiate du CEA de Fontenay-aux-Roses. Par ailleurs, l’ASN a rappelé que la ZAC se trouve à proximité du stade du Panorama pour lequel la Commission Locale d’Information (CLI[2]) auprès du CEA de Fontenay-aux-Roses envisage de faire réaliser une étude sur une éventuelle contamination radioactive du sol en profondeur. L’ASN nous a également indiqué que le maire de Clamart avait été informé « afin que son projet tienne compte des enjeux précités ».

A notre connaissance et compte tenu des données qui nous ont été transmises à ce jour, nous doutons fortement que ce programme immobilier ait pris sérieusement en compte cet avis de l’ASN, mais aussi :

  • les recommandations de l’étude d’impact[3] du dossier d’enquête publique, et notamment de l’inventaire des pollutions détectées, des préconisations relatives aux bâtiments (vides sanitaires, sous-sols et dallages de protection, isolation des conduites d’eau potable…), l’évacuation de 20 000 m3 de terres polluées (gestion des poussières et aérosols…),
  • l’avis de l’Autorité Environnementale (voir le résumé et la page 7 où l’AE déconseille la construction d’équipements sensibles sur de tels sols pollués)[4],
  • les recommandations générales de l’ASN sur les conditions d’occupation des sols au voisinage des installations nucléaires de base, INB (voir en particulier les pages 9 à 11 du guide de l’ASN)[5],

Par ailleurs, aucune information sérieuse ne nous a été transmise nous assurant que les acheteurs aient bien été informés des risques potentiels induits par la probable pollution résiduelle des sols du Panorama et par les activités de démantèlement des INB du CEA, ni de l’existence et du maintien d’un PPI.

À noter d’ailleurs que ni ce PPI, ni ces activités de démantèlement, ni les activités dans le domaine biologique du CEA n’apparaissent dans l’étude d’impact figurant dans le dossier d’enquête publique.

Un collectif citoyen s’est formé et a organisé, le 30 juin dernier, un rassemblement à l’occasion de la pose de la première pierre de ce futur nouveau quartier[6] dans le but de sensibiliser les initiateurs d’un tel programme. La municipalité ayant décidé d’interdire l’entrée aux personnes non porteuses d’une invitation, le collectif de citoyens, dont font partie nos conseillers municipaux, n’a pas pu exprimer ses inquiétudes et avoir connaissance des éventuelles réponses qui auraient pu être données par les personnalités officielles à cette occasion.

Les inquiétudes des citoyen·ne·s ont d’ailleurs été relayées dans la presse, avec deux articles dans Le Parisien[7].

Toutes les recommandations et avis des autorités compétentes ayant été apparemment minorés voire ignorés, nous vous demandons de bien vouloir faire la lumière sur cette situation inquiétante et le cas échéant de faire appliquer les mesures nécessaires. Il serait, en effet, fort ennuyeux qu’à terme les acheteurs et habitants de la ZAC s’estiment victimes d’un préjudice grave et se mettent en quête d’éventuels responsables.

Nous restons bien entendu à votre entière disposition pour toute information complémentaire et, dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Préfet, nos salutations respectueuses.

Pierre Carrive et Marc Boulkeroua
Conseillers municipaux du groupe Clamart Citoyenne

 

Copies :

  • Monsieur le Préfet des Hauts-de-Seine
  • Monsieur Jean-Didier Berger, Maire de Clamart
  • Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux de Clamart

____________________________

[1] Courrier ASN / CODEP-OLS-2018-021097 du  7 mai 2018.

[2] Commission Locale d’Information (CLI) auprès du Commissariat à l’Energie atomique (CEA) de Fontenay-aux-Roses.

[3] Voir en particulier les pages 88 à 94 du titre 5 du dossier de création de la ZAC. Dossier d’enquête 23 mars 2017.

[4] Avis de l’autorité environnementale sur le projet de zone d’aménagement concerté (ZAC) du Panorama à Clamart (Hauts-de-Seine) ? DRIEE IdF 18 mai 2017.

[5] Guide de l’ASN n°15 : Maîtrise des activités au voisinage des installations nucléaires de base.

[6] ZAC Panorama : les citoyen·ne·s donnent l’alerte.

[7] Les écologistes alertent sur le risque nucléaire (Le Parisien 6 juin 2018) et Top départ pour le futur quartier sur l’ancienne friche EDF (Le Parisien 29 juin 2018).

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Un Panorama à l’horizon très incertain

(Tribune publiée dans Clamart-infos n°170  septembre 2018)

Si les besoins en logement restent importants et doivent être répartis en IdF, nous refusons que notre commune soit donnée en pâture aux promoteurs. La densification s’accroît dangereusement à Clamart : élimination progressive de pavillons, destruction d’immeubles habitables, utilisation de la moindre parcelle inoccupée. Dernier exemple en date, le projet Panorama (2000 logements) dont la pollution du terrain et le danger de rejets radioactifs à proximité sont pris à la légère malgré les mises en garde de l’ASN et l’existence d’un PPI. L’un des objectifs de cette densification saute aux yeux : spéculer pour sauver le financement du chantier disproportionné du stade Hunebelle (50 M€ annoncés). Dans une période de restriction budgétaire, le pari est plus que risqué pour le cadre de vie et le porte-monnaie des Clamartois·es.

Pierre Carrive, Marc Boulkeroua

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Futur Stade Hunebelle : La démesure au service d’une ambition personnelle

Dans une Salle des Fêtes bien remplie, le maire a dévoilé le 10 avril dernier les grandes lignes du futur stade Hunebelle…

Le projet peut paraître séduisant, nous sommes loin de l’architecture passéiste et sans imagination qui caractérise toutes les constructions de logements à Clamart depuis 2014. C’est, en soi, une surprise. Vous en trouverez les principales caractéristiques ici.

Nous le devons à l’agence SCAU, qui n’en est pas à sa première réalisation sportive : elle a commencé avec le Stade de France, et sa dernière en date est le Stade vélodrome à Marseille. Ce sont, et de loin, les deux plus grands stades de France. Clamart cherche assurément à jouer dans la cour des grands !

Le maire, du reste, l’assume : il veut « tirer la ville vers le haut ». On sait maintenant ce qu’il entend par là : attirer à Clamart les classes sociales les plus aisées, notamment en favorisant des programmes immobiliers haut de gamme qui ne seront pas dans les moyens de la très grande majorité des familles clamartoises.

Pour en revenir au stade, les réponses apportées aux questions posées par les habitant·e·s ont été, c’est le moins que l’on puisse dire, très floues. La présentation du projet a été un bel exercice de communication, mais avec tous les artifices de la publicité (par exemple une perspective sur la salle de sport fait imaginer un plafond de verre, alors qu’il n’y aura qu’un ou deux lanterneaux d’éclairage zénithal), et de grandes inquiétudes demeurent.

SCAU (2018)

Tout d’abord le creusement d’une excavation de plus de 14 mètres de profondeur , soit la hauteur d’un immeuble de 5 étages, sur 150 mètres de largeur, pour permettre d’insérer dans le sous-sol une salle d’athlétisme, un gymnase, un bowling, une salle de boxe et un parking capable d’accueillir autocars et camions avec tous les risques hydrogéologiques que cela induit pour les riverains et au-delà en aval du stade. Ces risques, aggravés par le dérèglement climatique, sont actuellement très mal évalués.

SCAU (2018)

Une étude est actuellement conduite par le BRGM . Elle est demandée depuis 20 ans (notamment par l’association Vivre à Clamart); nous ne pouvons donc que nous en réjouir (et les élus de Clamart Citoyenne ont voté pour cette étude au dernier conseil municipal). Mais elle ne suffira pas à résoudre les problèmes qui vont se poser avec cette barrière étanche en sous-sol et l’ajout de surfaces imperméabilisées en surface ! Contrairement à ce qui est annoncé par le maire, comme toujours avec beaucoup d’aplomb, il n’est pas vrai que des techniques modernes permettent de tout résoudre. Et puis, encore faudrait-il savoir à quel coût : on est ici sur un point bas qui concentre les ruissellements de tout le versant du plateau. On risque de se trouver dans la situation inextricable d’un « Barrage contre le Pacifique ».

En ce qui concerne cette étude, le maire a déclaré que ses résultats ne pourraient en aucun cas remettre en cause le lancement du projet mais seulement orienter les solutions techniques susceptibles de répondre aux problèmes hydrogéologiques. Quoiqu’il en soit les travaux seront lancés avant que les résultats en soient connus ! De notre côté nous pensons qu’il faudrait prendre le temps de tirer toutes les conclusions de cette étude avant de lancer ces travaux et que le calendrier électoral ne devrait pas être ici référence.

Viennent ensuite les 350 places de parking. Certes il y a un problème de stationnement à Clamart. Mais les transports en commun vont se développer. Est-ce vraiment le moment d’inciter les gens à venir dans le centre en voiture ? Là aussi, on aurait pu, effectivement, profiter d’un projet de rénovation pour faciliter le stationnement des cars qui desservent le stade et le conservatoire, ainsi que des camions concernés par le marché (mais au fait, un agrandissement du parking du Trosy est aussi prévu : la capacité en serait augmentée de 50 %, passant de 140 à 210 places ; ce n’est donc pas pour les camions ?). Il était sûrement possible d’envisager des solutions plus adaptées et moins coûteuses.
Et puis, la desserte de ce parking par la rue de Meudon face aux anciens bureaux de la sécurité sociale va poser un problème de trafic dans cette rue qui devra également accueillir le futur terminus du tramway T10 (notons au passage que les abattages le long de la rue de Meudon amputeront le Bois de Clamart d’une surface de 3 000 m2…).

Dossier de synthèse STIF (22 fév. 2017)

Le coût du projet est énorme : 50 millions ! Et ce n’est que le coût annoncé, qu’en sera-t-il à l’arrivée ? Il peut y avoir un surcoût colossal, notamment si des travaux importants sont nécessaires pour le sous-sol.

Mettre autant d’argent dans un projet aussi clivant, plutôt qu’investir dans les établissements scolaires, les rues de Clamart (voies et trottoirs), le nettoyage (bien abandonné aujourd’hui…), etc est une décision qui engage les Clamartois.es pour très longtemps (100 ans d’après le maire, qui aime décidément beaucoup les hyperboles) et qui aurait mérité qu’on leur demande explicitement leur avis, voire qu’on leur propose de choisir entre plusieurs projets. Mais le maire, à nouveau, est persuadé qu’il est seul à savoir ce qui est bon pour Clamart.

De notre côté nous pensons qu’il est possible de concevoir un projet de rénovation/amélioration, accessibles à tous les Clamartois·es, pour un coût plus raisonnable et que cela permettra de ne pas sacrifier les autres investissements nécessaires à Clamart. Rappelons, pour fixer les idées, que le coût, minimum, du projet : 50 millions d’Euros, correspond à la totalité du budget d’investissement annuel de la ville ! Dans les faits, pour compenser ce déséquilibre, le maire compte pour l’essentiel sur les bénéfices, hypothétiques à nos yeux, des (très) nombreux projets immobiliers qui ont été lancés et notamment celui de la ZAC Panorama (englué dans une affaire de pollution des sols et de risque radioactif proche…).

Enfin un dernier aspect de ce projet nous pose problème : il vise essentiellement à séduire ceux qui en ont les moyens. Le maire a rassuré les habitants inquiets des « nuisances » : le coût d’une partie de bowling n’étant « pas donné », il n’y aura pas de « racaille » à craindre. Quels propos abjects ! D’ailleurs, le site sera « vidéo-surveillé » (au moins, cette fois, le maire a utilisé le terme adéquat, et n’a pas parlé de « vidéo-protection »). Et puis, le restaurant (200 couverts, tout de même) sera « haut de gamme ». Pas question, pour une famille aux revenus même moyens, de se payer une soirée bowling puis restaurant. Tout au plus pourront-ils avaler un sandwich à la cafétéria.

Voilà des ambitions bien peu compatibles avec l’esprit convivial et familial du stade municipal d’une ville comme Clamart, qui n’est pas, après Paris et Marseille, la troisième de France en nombre d’habitants. Elle se situe, en fait, bien au-delà de la centième place… Ce que ne semble pas admettre le maire actuel qui se rêve sûrement en maire d’une ville au rayonnement planétaire.


 

1- Et non pas de 6 mètres de profondeur comme l’affirme le maire…
(cf. CR du Conseil municipal du 31 mai 2018, Question n°7 de l’ordre du jour)

2- Bureau de Recherches Géologiques et Minières

3- Les résultats de cette étude devraient être pris en compte non seulement par le projet Hunebelle mais également pour tous les projets immobiliers concernés. Après leur publication ils devraient se traduire au plus vite par une modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme) actuel de Clamart.

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Au Conseil municipal du vendredi 6 juillet 2018

DÉCISIONS DU MAIRE

ORDRE DU JOUR

DÉCLARATION

AFFAIRES FINANCIÈRES

AMÉNAGEMENT URBAIN / PATRIMOINE COMMUNAL

AFFAIRES FONCIÈRES / URBANISME

VIE ASSOCIATIVE / JUMELAGE

SPORT

PERSONNEL

VŒU

Françoise Morgère, sur l’hébergement d’urgence

QUESTION ORALE

Pierre Ramognino, sur l’inauguration de la ZAC Panorama

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Petits fours entre amis (sans l’opposition)

Le 2 juillet, nous vous faisions part d’un courrier de protestation envoyé à la directrice de cabinet du maire de Clamart.

5 jours plus tard, nous n’avons toujours pas reçu de réponse.

Du nouveau cependant, puisque contrairement à ce qu’elle nous avait affirmé, il y a bien eu des invitations avec le logo de la mairie de Clamart :

Regardez bien, en bas à gauche :

Par ailleurs, il nous a été rapporté que, pendant cette fête à laquelle nous n’avons pu participer, le maire de Clamart aurait dit avoir donné des consignes pour que les conseillers municipaux puissent rentrer.

Si c’est vrai, comment expliquer que ni sa directrice de cabinet, ni sa première adjointe, ni le directeur général des services, ni le chef de la police municipale, qui ont tous participé du filtrage, n’étaient au courant ?

Et pourquoi, interrogé là-dessus, le maire n’en a-t-il rien dit au conseil municipal du 6 juillet ?

Rappelons qu’inviter l’opposition à ce genre de cérémonie est la pratique républicaine habituelle.
Mais peut être que Les Républicains locaux sont de moins en moins républicains…

Bien entendu, le maire a cherché à minimiser l’ampleur de l’action citoyenne du samedi 30 juin, parlant de 20 participant·e·s, c’est-à-dire divisant au moins par deux un chiffre facile à vérifier. La photo publiée dans l’article ZAC Panorama : les citoyen·ne·s donnent l’alerte ne montre qu’une partie des citoyen·ne·s mobilisé·e·s. Il y en avait autant derrière le photographe.

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Petits fours entre amis (des promoteurs…)

Comme le communiqué de presse du 30 juin 2018 l’indique, des conseillers municipaux d’opposition ont été empêchés de rentrer par la directrice de cabinet du maire de Clamart à la pose de la première pierre de la ZAC Panorama.

Parmi eux Pierre Carrive, conseiller municipal de Clamart Citoyenne.

Il lui a écrit :

« Madame la directrice de cabinet,

Je voudrais poursuivre le rapide échange que nous avons eu hier, car vous ne m’avez pas convaincu.

A propos de la présence de la police municipale, vous me dites qu’elle n’était là que pour assurer l’ordre, qu’elle n’était pas prévue encore la veille, et que la municipalité avait pris la décision de la solliciter à cause de notre manifestation.
Nous avons prévenu la police nationale, et avons rencontré le commissaire Sébastien Malzieu.
Les choses ont été bien calées. Le collectif et la police étaient tout à fait sur la même position : pouvoir s’exprimer et informer, sans violence d’aucune sorte.
Dès lors, la présence de la police municipale ne paraissait pas forcément nécessaire. En tout cas, pas pour la seule raison de cette manifestation.

A propos de votre présence à vous, ainsi que d’autres personnes du cabinet du maire et des services de la ville, là aussi vous me dites qu’elle n’a été motivée que par notre manifestation, dans le but de filtrer les entrées.
L’invitation étant privée, et du seul fait des promoteurs, je m’étonne de ce que la municipalité ait eu accès à la liste des invité·e·s. N’est-ce pas la preuve que la municipalité est bien concernée ?
Si c’est bien le cas, alors on ne peut pas dire que l’opération n’a rien coûté à la municipalité, car cela a au moins mobilisé une partie de ses services.
Du reste, de mon point de vue, le problème ne vient pas principalement du coût financier, mais de ce qui peut apparaître comme une collusion entre les promoteurs et la mairie.

Et ce qui est très gênant ici, c’est que vous ayez refusé l’entrée aux conseillers municipaux d’opposition.
D’après vous, seuls les conseillers territoriaux étaient invités. Nous avons vu, cependant, plusieurs conseillers municipaux, non territoriaux, entrer. Mais de la majorité.

Si, réellement, les invités étaient ciblés et n’étaient choisis que par les promoteurs, comment expliquer que des habitant·e·s du quartier ait reçu une invitation ?
Celle qui est en pièce jointe, par exemple, a été reçue par l’une des membres du Collectif Panorama, qui n’avait aucune raison de recevoir cette invitation, si ce n’est qu’elle habite le quartier. L’invitation a, de toute évidence, été mise dans sa boîte aux lettres à ce titre.

Ce que nous pouvons constater, c’est que la municipalité a décidé de filtrer les entrées.
Et ce sont bien les moyens de la municipalité qui ont été mis à disposition de cette sélection d’invités considérés par elle et par les promoteurs comme indésirables.
Au lieu d’associer largement les Clamartois·es, ou au moins tou·te·s leurs représentant·e·s élu·e·s en la personne de tous les conseillers municipaux, y compris d’opposition, pour cette pose de la première pierre d’un quartier extrêmement structurant pour la ville, vous avez ainsi, symboliquement, montré que votre souci était davantage de protéger les promoteurs que les acheteurs et les citoyen·ne·s, qui ont le droit d’être complètement informés sur les dangers encourus.

Pour finir, une remarque qui ne vous concerne pas, mais vous avez été témoin de cette scène.
J’ai été extrêmement choqué de ce que nous a répondu Madame Quillery, première adjointe et présidente de la SPLA, pour justifier que les conseillers municipaux d’opposition ne pouvaient pas entrer : nous aurions « dit des mensonges ».
Au moins ne s’est-elle pas embarrassée des mêmes explications, factuelles même si elles ne m’ont pas convaincu, que les vôtres. Là, nous sommes purement et simplement dans le délit d’opinion.
Elle peut avoir un désaccord sur les réels dangers qui pèsent sur cette ZAC. Mais tout, dans notre tract, est rigoureusement exact. Il n’y a aucun « mensonge ».

Nous comprenons que notre manifestation, et plus généralement nos actions sur ce dossier, gênent beaucoup la municipalité.
C’est un devoir que d’informer la population, actuelle et future, et par elle les générations à venir.
Et comme la municipalité ne le fait pas, nous le faisons.

Cordialement,

Pierre Carrive »

Nous ne manquerons bien sûr pas de publier sa réponse.

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